Claude GARANJOUD
Claude Garanjoud, né le 18 mars 1926 à La Tronche (Isère) est décédé à Lyon le 20 décembre 2005.
Après des études aux Beaux-Arts de Grenoble et Paris, il a enseigné le dessin jusqu’en 1958, puis s’est consacré totalement à la peinture.
Il a disposé successivement d’ateliers, à La Mure (Isère), à Paris, à Villeneuve Lès Avignon (Gard).
Les premières œuvres connues de Claude Garanjoud sont des dessins (paysages de montagne, et portraits d’enfants) au crayon et à l’encre Jusqu’en 1975, il peint à l’huile des espaces marins extrêmement dépouillés, où l’on peut reconnaître une influence de Nicolas de Staël. Leur succèdent des toiles consacrées, d’une manière de plus en plus abstraite, à l’espace de la montagne, en une série intitulée “Hivers”.
A partir de 1980, Claude Garanjoud abandonne les couleurs à l’huile et utilise désormais une peinture acrylique plus rapide et plus transparente. Sa palette est délibérément limitée au bleu, au noir et au blanc.
Cette nouvelle orientation reflète l’itinéraire intérieur de Claude Garanjoud : une exploration de l’expérience directe de l’espace et de la vacuité, inspirée de penseurs et artistes chinois et japonais. Ses toiles offrent alors tantôt de grands portiques ouvrant sur un espace évidé et se donnent comme un seuil, tantôt l’interrogation d’un signe, d’un X, toujours orientée vers le centre. Quelques traces de rouge dans les œuvres de cette période ont sans doute la même portée.
A coté des toiles, une production abondante d’encres sur papier, de gravures, de “boites”, prolonge l’exploration de l’espace cadré, centré, ouvert, traversé ...
Des livres également, la plupart à exemplaire unique, témoignent de l’ouverture de la recherche de Claude Garanjoud en direction de l’écriture et de la poésie, avec en particulier des œuvres de Saint-John Perse, René Char, François Cheng...
Au cours d’une dernière période (à Villeneuve lès Avignon, fin des années 1989 - 2005) les supports se libèrent et les formats s’agrandissent. Claude Garanjoud peint dans les tons gris bleuté et blanc des toiles de coton sans enduit et présentées flottantes. Elles sont selon l’expression du peintre, des “toiles libres, ... vivantes".